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Concert annuel des Lundis qui chantent Inès Mottier in Journal du Pays-d'Enhaut, 29 janvier 2009 (Le début de l'article est consacré à la société qui nous invitait, "Les lundis qui chantent")
Le Quatuor laqué, c'est tout une épopée: Pourquoi Laqué ? Simplement parce que nous cherchons à être brillants tout en nous autorisant quelques "canards"... pour ne pas trop nous prendre au sérieux... disent-ils... Voici une décennie, lors d'une fête familiale est né le quatuor laqué, animé par deux choristes féminines et un duo masculin. Parfois il sont cinq, pour leur première chanson, soldatesque du temps de Charles VIII ou en fin de prestation. Cependant tout au long de la soirée, le quatuor-quintette sera si expressif que son public éclatera de rire et d'applaudissements à maintes reprises. De la Renaissance, les voix passeront à des arrangements de chanson française, d'hier et d'aujourd'hui, dont ils auront eux-mêmes arrangé l'harmonisation. Les chaussures brillantes, tous de noir vêtus, ces joyeux Fribourgeois illustrent avec une aisance magistrale d'exactitude un répertoire d'une diversité aussi riche qu'exigeante. Sans directeur ni président, le quatuor pratique la démocratie musicale. L'humour est leur credo, dosé en excellente facture. Les interprètes masculins et féminins se fondent ainsi judicieusement pour railler les travers humains, imiter des oiseaux, rattraper une confiture qui n'en finit pas de coller et couler. C'est à se demander où ils puisent leur énergie pour enthousiasmer leur auditoire, une vingtaine de mélodie durant... Ces dames seront aussi coquines que leurs partenaires dans déshabillez-vous. Le Barbier de Belleville se retrouvera chamboulé en moult versions; on roulera sur la Nationale 7. On pouffera à l'évocation d'un pauvre frère Jacques, fort mal en point [Chanson sans calcium]. D'un continent à l'autre, les paroles auront l'accent brésilien, ou la profondeur du suédois. En apothéose, le patois gruérien acquerra ses lettres de noblesse, Ou Pai dè Grevire.
Le ballon de la magie chorale a transformé ses auditeurs en aérostiers pour un concert de merveilleuses aventures, au diapason des Lundis qui chantent, et du Quatuor Laqué. Dans leur écho, une charmante agape de soupe, biscuits et appétissants gâteaux prolongea les heures nocturnes de la Grande Salle.
I.M. |
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